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L’ATTAQUE CEREBRALE OU AVC,

Une maladie méconnue

DEFINITION
L’AVC, ou Accident Vasculaire Cérébral, est plus communément appelé attaque cérébrale. Il s’agit d’un accident survenant dans les vaisseaux sanguins du cerveau. Il existe deux sortes d’attaques cérébrales: l’infarctus cérébral et l’hémorragie cérébrale. En cas d’infarctus cérébral, il y a occlusion d’une artère du cerveau par un caillot de sang. En cas d’hémorragie cérébrale, une artère se rompt ou éclate, libérant du sang dans le cerveau. Dans les deux cas, des lésions au cerveau apparaissent, entraînant une perte définitive ou temporaire des fonctions cérébrales.

Chaque jour en Belgique, 52 personnes subissent une attaque cérébrale. 19.000 Belges sont donc atteints tous les ans, dont 9.000 décèdent dans l’année et 6.000 sont handicapés et dépendent de l’aide de leurs proches. En Europe, l’attaque cérébrale constitue la troisième cause de mortalité, après l’infarctus du myocarde et le cancer, et la principale cause d’invalidité à l’âge adulte. Dans le monde, 5,5 millions de personnes meurent chaque année des suites d’une attaque cérébrale. Ce qui représente 10% de la mortalité mondiale.

Les conséquences d’une attaque cérébrale dépendent de la gravité de l’attaque et de la zone touchée dans le cerveau. Ainsi, une personne atteinte à l’hémisphère gauche pourra se trouver paralysée du côté droit du corps – au visage, au bras ou à la jambe. Il peut y avoir aussi une perte de sensibilité du côté droit. Mais il existe également des conséquences moins visibles comme une cécité partielle, des troubles du langage (troubles de l’articulation, aphasie), …

Une attaque cérébrale modifie de façon drastique les habitudes de vie de la personne atteinte, mais aussi de son entourage qui, bien souvent, se trouve confronté à une personne totalement différente.

Cependant, en prenant des mesures pour agir efficacement sur les facteurs de risque, il est possible de prévenir l’attaque cérébrale. Moins une personne a de facteurs de risque, moins elle risque un jour de présenter une attaque.

Si une attaque survient malgré tout, il est primordial de reconnaître les signaux d’alarme, ou symptômes, et si ceux-ci persistent au moins 15 minutes d’avertir IMMEDIATEMENT un médecin pour décider d’une hospitalisation urgente. Car il existe un traitement qui peut dissoudre le caillot obstructif, mais il doit être administré le plus rapidement possible pour être efficace.

Après une attaque, les facteurs de risque doivent être contrôlés sans relâche et il existe des médicaments qui permettent de réduire de manière significative le risque de récidive!

Un homme averti en vaut deux. Faites donc régulièrement contrôler votre tension artérielle et votre cholestérol et apprenez à reconnaître les signaux d’alarme de l’AVC. Des précautions qui vous permettront d’éviter le pire.



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